Lundi 20 décembre 2010
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11:50
Se retrouver again & again... Découvrir et redécouvrir avec le même
surprise.
Et avoir la sensation étrange d'être un ectoplasme. Le temps coule sur moi et je ne ressens rien, ne serait-ce que
la solitude. Les toits gris de la pluie se dressent Place Gayot, et je ressens en les voyant comme un jour vif de ces jours passés à les contempler.

Puis je suis revenue et je constate en une année passée que les choses ont changé. Je vais bien, ne vous en faites
pas. Ce n'est pas un constat triste, un constat de décès ou alors ce sont des morts nécessaires pour faire ma vie. Je vois bien que je m'engage dans un chemin bien différent de celui des années
passées. Mon futur se dessine d'une tout autre façon. Mais je n'ai pas peur. On dit que les choix les plus importants de notre vie se font à ce moment là de la jeunesse. Je ne suis pas d'accord.
A tout âge les choix sont cruciaux, on se forme par eux. Je considère qu'un choix est toujours "rattrapable", rien n'est jamais définitif (sauf la mort). Il n'y a rien de fixe dans une vie, les
choses sont dans nos mains, maléables à souhait. J'ai décidé aujourd'hui de ce que je gardais et de ce qui était un souvenir passé. Nous ne pouvons pas prolonger éternellement ce qui a été. On ne
perpétue pas le passé, non, il y a le présent. Et le futur. Et je constate pour bien des choses, le passé nous faisait coïncider. Mais que le présent nous sépare et le futur surement encore plus.
Je n'ai plus envie de me vexer, je n'ai plus envie de maintenir le présent à bout de bras du passé. C'est s'échiner pour un piètre résultat. Or j'ai l'exigence de vie.
A tout à l'heure !
Par H.Mavrikievna
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Dimanche 29 août 2010
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00:04
North Again. Second and last part of the journey. Never ending game. With you... !
Par H.Mavrikievna
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Samedi 7 août 2010
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17:29
Se délecter des sens. J'ai appris beaucoup sur la notion de bonheur. Je sais que je peux atteindre plus,
l'apprentissage. Grandir. Pour s'épanouir. C'est Carmen et son arrogance. Je te veux provoc', étouffant. Me contraindre à rester. Sans jamais m'illusionner, je n'ai que mon présent et mon concept
de vie pour avancer. S'accrocher et s'écorcher, c'est bien plus que cela. Se faire submerger par ce qui est, la douceur de l'ombre quand tout est calme. Là. Le passé est un feu de failles où mon
présent se casse. C'est le "Je veux vivre" de Juliette (& Roméo).
Se nourrir des plus sages que soi. Mon caractère m'impose des modèles, je porte haut ceux qui m'ont donné
cette force.
L'ardeur au fond ne cesse d'être, elle attend le bon moment pour jaillir.
Ce jour là, où je serai sûre.
Par H.Mavrikievna
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Jeudi 8 juillet 2010
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20:39
J'ai essayé de lutter contre moi. J'essaye encore de lutter contre ce que je pense,
ce que j'espère, imagine. Pourquoi je raconte encore ces histoires de Princesses à une petite fille ébahie ? Alors que je sais les dangers, les séquelles que cela laisse en notre âme.
Finalement, j'ai bâti la plupart de mes idéaux dans une littérature tourmentée et je le suis. J'ai essayé de lutter contre moi, durant une année. J'ai construit autour de moi, une muraille de
protection, mes idées, mes principes me protègent. J'ai été percuté, je m'en souviens. Comment s'adapter ? Comment ne pas s'inquiéter ? Avoir peur pour l'autre ?
Qu'importe...
Je suis en plein apprentissage.
A force, j'ai peur que tout s'essouffle. Rien n'est jamais acquis à l'Homme... Finalement ça doit être familial les
peurs de l'échec et la peur des gares, des au revoir. Les départs. Qu'importe... Changer pour l'autre est scientifiquement impossible, mais je veux croire dans l'illusion de pouvoir le faire.
Ce qui est apparu dans mon caractère peut très bien disparaître. Utiliser les forces si c'est possible.
Ma patience, un état. Tant pis l'excuse c'est que la perfection n'existe qu'à un degré subjectif. Le but du moment, ne rien
changer, améliorer. Créer. Aspirer à l'excellence: premier défaut...
I remember why...
Par H.Mavrikievna
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Lundi 24 mai 2010
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18:16
Et vous voir tous derrière l'écran. Je suis loin. Si loin. L'informatique
est frustrant. Voir mais pas toucher, pas partager... Entendre vos voix, voir vos visages. Vous adorez de loin. Tous autant que vous êtes. Et après je me vois, tourner dans ma chambre, seule.
Vraiment. Et vous, tous ensemble. Entendre les rires, la voix du soleil, les cris de la chipie sautant sur le lit. J'imagine tout ça, je le conçois comme si je lisais un roman de Proust. Couleur
sépia, soleil. Vieux clichés. Ma famille... C'est pas facile.
Hier, promenade dans les jardins de l'Orangerie, dans les rues de la
Robertsau... Un smoothie, un carnet. Des photos. Mes souvenirs. Des endroits où j'ai ressenti le vide de toi. Ton omniprésence dans ma tête, ton absence à mes côtés. Toi, si loin, ta voix, juste
j'aurai aimé silencieux que nous soyons là, à errer dans Strasbourg. Refaire le même parcours, de jour sous le soleil, revoir nos souvenirs, en avoir de nouveau. Tu me dis: "bientôt", j'aimerai
te répondre: "et alors ?", je ne me contente pas de ça, je déteste être seule à m'imaginer le déroulement des événements autrement. Tu me le dis pour me rassurer, tu as raison. Mais que vaut le
temps entre là et bientôt ? Dis le moi... Tu ne peux pas répondre et je le sais, on essayera toujours de se convaincre. Après tout, j'ai fait le choix.
Par H.Mavrikievna
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Publié dans : Those days...
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