Jeudi 13 mai 2010
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12:24
Je me méfie et surement pas assez de moi-même. De mon esprit, des idées que
je me fais... La fierté ou l'orgueil, ni l'un, ni l'autre ne me rattrape. Mon esprit frappe, mon tempérament reste relié à ce que j'estime. Je change. I wish I was the one ! Toujours la même
pensée égoïste, presque tous les jours...
Tu le sais, ce qui me fait peur.
J'ai découvert il y a quelques jours ce que peuvent ressentir les personnes
qui sont déboussolées, perdues... Le fameux spleen, la faiblesse. J'ai vu ma force, là, gisante par terre comme un voile qui serait tombé... Voile de mon année
passée.
Et j'ai vu l'aube et la nuit fondre sur moi, prendre l'âme et l'égarer. Pire
que l'addiction, une drôle de ronde, un vent glacial m'offre ma faiblesse. Je suis tiraillée d'entre les maux, suspendue à l'arbre des pleurs, je n'ai plus qu'un souffle sur le coeur. L'intention
invicible de suspendre les sentiments à mon cou. M'enfuir intenable substance linéaire de la pensée loin de l'embargo de la raison froide et rigide de notre société.
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Par H.Mavrikievna
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Mardi 4 mai 2010
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17:45
Le mot amour n'est pas sexiste. Masculin au singulier. Féminin au
pluriel.
Quid de nos amours passées ? L'amour aimé. Les amours clandestines. L'amour déchu.
Les amours existentielles. L'amour interdit. Les amours inconstantes. L'amour destructeur. Les amours enneigées.

Par H.Mavrikievna
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Jeudi 8 avril 2010
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23:10
Le fil de l'équilibre, les tensions... Les échecs, parfois un sentiment d'amertume contre
soi. L'envie aussi de revenir à une époque où les questions ne me hantaient pas comme là... Tant de doute que l'on se crée... Pourtant nécessaire pour avancer. Se poser les bonnes questions. Sans
s'empêcher de vivre... C'est difficile. J'ai trop de possibilités, de choix. C'est comme ça... En attendant, je tente d'extraire les richesses, les pensées négatives. Et
j'avance.
FLEE FROM ME, KEEPER OF THE GLOOM. [Led Zeppelin]. "Fuiez de moi, gardiens des ténèbres."
Il a raison, c'est le printemps de mon amour, la seule saison où je renais de mes cendres.
Par H.Mavrikievna
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Lundi 29 mars 2010
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16:13
Dans le bus, je vois des jeunes filles, collégiennes, lycéennes et j'essaye de me
rappeler comment j'étais à leur âge. Je ne parle pas de l'aspect physique, celui là je m'en souviens assez bien pour avoir envie de l'oublier ! J'essaye de me rappeler mon état d'esprit. L'aprêté
des songes, des tourments... Et finalement je peux aisément le distinguer en deux phases. Toujours la mélancolie, apparue en Troisième et entrecoupée de moments de rires, de joie. D'oubli de soi.
Finalement cela doit être ça, le mal être de l'adolescent, le mien résidait dans un pessimisme résigné, une constance à penser que finalement tout ceci était vain. Une pensée pascalienne bien avant
de connaître l'homme et son oeuvre. En quelque sorte, je pensais que la vie était triste et que je ne vivrai que lorsque je serai majeure. Finalement la vie m'a prouvé le contraire et surtout mon
année de Terminale. Mais je continue de penser que ma vie commence activement, qu'elle sort de l'ennui depuis que j'ai pris mon indépendance. Partir. Choisir. Etre sûre de moi. J'assume mes choix.
Et malgré les difficultés, je sais la chance.
Rentrer. Te retrouver et retrouver avec Toi l'absence de Temps. Il n'y a plus de temps avec toi, il y a des moments longs, lents mais beaux, vivants, oui c'est exactement le mot:
vivant.
Par H.Mavrikievna
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Dimanche 7 mars 2010
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12:55
Dis moi la vérité sur l'amour.
Comment dire, comment écrire, comment se sentir. Comment écrire quand tout va bien, j'écris quand tout va mal. Et même quand tout va bien, j'écris sur ce qui ne va pas. Je ne sais pas écrire sur le
bonheur. Et finalement, ce serait usant. Nous n'attachons de l'émotion pure qu'à ce qui décrit le malheur. Nous aimons les textes qui parlent de l'adieu, de la peur, des doutes. Pas ce qui montre
que nous sommes sûrs de nous, de notre bonheur. J'écris sur le bonheur parce que je l'ai. Mais j'écris quand même en parlant du malheur. Paradoxalement. Je suis heureuse, malgré mes doutes, mes
angoisses. Ces angoisses qui reviennent me hanter, je dois vivre avec cet héritage de l'angoisse. Je vis avec la peur du vide dans le ventre. J'avance à reculons parfois, quand je repense à ce qui
nous attend tous, au bout, au final. A la Fin de Partie. Qu'attendons-nous, nous avançons vers ça et on ne peut rien faire. Mais regardez comme je divague. Malgré, Lui, que je trouve si proche de
moi, si loin pourtant.Je veux écrire sur tout, donc sur Toi. Si semblable. Tellement poète, tout ce qu'on ne m'a pas donné avant, tu me l'offres. Tu me mets à un tel niveau que je sais bien, que tu
seras le seul à me placer aussi haut. Trop. "Tu exagères". Je ne vaux pas d'être ton Tout. Pourtant, j'en suis flattée, pourtant je vois bien la preuve véritable, ce qu'on ne m'avait jamais
donné.
Ce que je préfère dans la cigarette, c'est l'odeur qu'elle laisse sur mes doigts. J'ai toujours crainte de l'allumer, je réduis le Temps. J'attends le début et la meilleure partie, le milieu se
dégrade et la fin m'écorche. C'est l'emblème de la vie.
Loup, je t'attendais. Tu as tout pris en moi.
Par H.Mavrikievna
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