Lundi 29 mars 2010
1
29
/03
/Mars
/2010
16:13
Dans le bus, je vois des jeunes filles, collégiennes, lycéennes et j'essaye de me
rappeler comment j'étais à leur âge. Je ne parle pas de l'aspect physique, celui là je m'en souviens assez bien pour avoir envie de l'oublier ! J'essaye de me rappeler mon état d'esprit. L'aprêté
des songes, des tourments... Et finalement je peux aisément le distinguer en deux phases. Toujours la mélancolie, apparue en Troisième et entrecoupée de moments de rires, de joie. D'oubli de soi.
Finalement cela doit être ça, le mal être de l'adolescent, le mien résidait dans un pessimisme résigné, une constance à penser que finalement tout ceci était vain. Une pensée pascalienne bien avant
de connaître l'homme et son oeuvre. En quelque sorte, je pensais que la vie était triste et que je ne vivrai que lorsque je serai majeure. Finalement la vie m'a prouvé le contraire et surtout mon
année de Terminale. Mais je continue de penser que ma vie commence activement, qu'elle sort de l'ennui depuis que j'ai pris mon indépendance. Partir. Choisir. Etre sûre de moi. J'assume mes choix.
Et malgré les difficultés, je sais la chance.
Rentrer. Te retrouver et retrouver avec Toi l'absence de Temps. Il n'y a plus de temps avec toi, il y a des moments longs, lents mais beaux, vivants, oui c'est exactement le mot:
vivant.
Par H.Mavrikievna
-
Publié dans : Us
-
2