Samedi 16 janvier 2010
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Pourtant je le savais tout ça. Mais, je ne l'ai jamais entendu exprimé de cette manière. Il
est fou, l'homme qui pense avoir connu l'amour. Il est naïf. Platon parle de l'Intelligible, il y a le monde des Idées et le monde des hommes. L'art est cette pâle copie de la réalité humaine, soit
pour Platon, la pire des duperies. Il y l'Amour, et l'idée que nous en avons qui n'est qu'une vague idée que nous agrémentons de nos pensées, de nos rêves. Puis vient l'autre, l'amour, qui est la
réalisation de nos idées. Et comme l'art, elle est une copie d'une idée déjà fausse.
Le plus captivant dans cette idée, c'est ce paradoxe étrange, nous connaissons ce sentiment, nous le ressentons mais nous ne le réalisons pas. Les moments que nous vivons d'amour, ne sont que
poussières face à l'éternité du sentiment, de l'idée qui brûle au fond de nous.
Je me suis résignée à croire que j'arriverai à le vivre entièrement. Nous ne le vivons pourtant, que de manière parcellaires.
Mais nous continuons d'y croire.
Cette vision explique la tristesse, trop souvent.
Je choisirai toujours le
rêve.
Par H.Mavrikievna
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Publié dans : Those days...
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