Samedi 5 novembre 2011
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12:10
Fais de moi, âme morte, ton nirvana. J'ai ce sentiment de vivre inlassablement les mêmes émotions... Me
suis-je enfermée dans une sphère en verre des sensations ?
Oh fais de moi, ce que je suis là, confiance et courageuse, plein de l'amour qui
m'entoure.
J'ai préféré la douceur, ma peau glisse.
Je suis médiévale, je suis un instant grégorien sauf à l'intérieur.
Par H.Mavrikievna
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Mercredi 3 août 2011
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11:32
Tu sais, je me disais tout à l'heure, on
devrait se fier à nos ennemis ou plutôt aux personnes neutres qui n'ont pas de liens d'affect avec nous. Mais on devrait aussi se fier à notre propre critique de soi. Schopenhauer disait que nos
ennemis n'avaient aucun scrupule à nous balancer nos vérités. Cependant à tort et à travers par souci de méchanceté, par souci d'être impitoyable. Nos amis, eux, en sont rarement capables, ils
nous cachent ce qu'ils pensent pour la plupart. Ils nous critiquent, de façon détourné, toujours. Etre impartial avec les autres et soi. C'est un devoir, toujours se balancer à soi-même ses
quatre vérités pour mieux avancer.
Applicable à petite dose et plus ou moins bien !
C'était une réflexion, sur ce qui se passe depuis des années. Nos amis s'éloignent, l'éternel renouvellement du
cercle mais avec toujours autour de soi, ceux qui en valent la peine. Cependant pour avancer, nous ne connaissons rien de mieux que notre propre jugement, celui réaliste qui nous fait prendre
conscience de qui nous sommes vraiment.
Et avancer...
Les amis se prétendent sincères ; or ce sont les ennemis qui le sont.
[Arthur Schopenhauer]
Par H.Mavrikievna
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Lundi 24 mai 2010
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18:16
Et vous voir tous derrière l'écran. Je suis loin. Si loin. L'informatique
est frustrant. Voir mais pas toucher, pas partager... Entendre vos voix, voir vos visages. Vous adorez de loin. Tous autant que vous êtes. Et après je me vois, tourner dans ma chambre, seule.
Vraiment. Et vous, tous ensemble. Entendre les rires, la voix du soleil, les cris de la chipie sautant sur le lit. J'imagine tout ça, je le conçois comme si je lisais un roman de Proust. Couleur
sépia, soleil. Vieux clichés. Ma famille... C'est pas facile.
Hier, promenade dans les jardins de l'Orangerie, dans les rues de la
Robertsau... Un smoothie, un carnet. Des photos. Mes souvenirs. Des endroits où j'ai ressenti le vide de toi. Ton omniprésence dans ma tête, ton absence à mes côtés. Toi, si loin, ta voix, juste
j'aurai aimé silencieux que nous soyons là, à errer dans Strasbourg. Refaire le même parcours, de jour sous le soleil, revoir nos souvenirs, en avoir de nouveau. Tu me dis: "bientôt", j'aimerai
te répondre: "et alors ?", je ne me contente pas de ça, je déteste être seule à m'imaginer le déroulement des événements autrement. Tu me le dis pour me rassurer, tu as raison. Mais que vaut le
temps entre là et bientôt ? Dis le moi... Tu ne peux pas répondre et je le sais, on essayera toujours de se convaincre. Après tout, j'ai fait le choix.
Par H.Mavrikievna
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Jeudi 13 mai 2010
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12:24
Je me méfie et surement pas assez de moi-même. De mon esprit, des idées que
je me fais... La fierté ou l'orgueil, ni l'un, ni l'autre ne me rattrape. Mon esprit frappe, mon tempérament reste relié à ce que j'estime. Je change. I wish I was the one ! Toujours la même
pensée égoïste, presque tous les jours...
Tu le sais, ce qui me fait peur.
J'ai découvert il y a quelques jours ce que peuvent ressentir les personnes
qui sont déboussolées, perdues... Le fameux spleen, la faiblesse. J'ai vu ma force, là, gisante par terre comme un voile qui serait tombé... Voile de mon année
passée.
Et j'ai vu l'aube et la nuit fondre sur moi, prendre l'âme et l'égarer. Pire
que l'addiction, une drôle de ronde, un vent glacial m'offre ma faiblesse. Je suis tiraillée d'entre les maux, suspendue à l'arbre des pleurs, je n'ai plus qu'un souffle sur le coeur. L'intention
invicible de suspendre les sentiments à mon cou. M'enfuir intenable substance linéaire de la pensée loin de l'embargo de la raison froide et rigide de notre société.
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Par H.Mavrikievna
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Jeudi 8 avril 2010
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23:10
Le fil de l'équilibre, les tensions... Les échecs, parfois un sentiment d'amertume contre
soi. L'envie aussi de revenir à une époque où les questions ne me hantaient pas comme là... Tant de doute que l'on se crée... Pourtant nécessaire pour avancer. Se poser les bonnes questions. Sans
s'empêcher de vivre... C'est difficile. J'ai trop de possibilités, de choix. C'est comme ça... En attendant, je tente d'extraire les richesses, les pensées négatives. Et
j'avance.
FLEE FROM ME, KEEPER OF THE GLOOM. [Led Zeppelin]. "Fuiez de moi, gardiens des ténèbres."
Il a raison, c'est le printemps de mon amour, la seule saison où je renais de mes cendres.
Par H.Mavrikievna
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